logo
déforestation

Déforestation et sécheresse


Déforestation et dégradation du milieu forestier

On parle de déforestation quand une surface forestière est remplacée durablement par autre chose.

C’est différent de la dégradation forestière.

Après un incendie de forêt (volontaire ou non !), si on transforme durablement le secteur brûlé en zone agricole, il s’agit d’une déforestation. Au contraire, si on plante de nouveaux arbres ou si on laisse une friche s’installer et évoluer, c’est une dégradation du milieu forestier.

Les causes de la déforestation

L’expansion agricole en zone tropicale est la première cause de la déforestation.

En Asie du Sud-Est, les cultures de palmiers à huile et d’hévéa (caoutchouc) remplacent les forêts. 

En Amazonie, 11 088 km2 de forêt brésilienne ont disparu en 2019. Elle a été remplacée essentiellement par des cultures de soja et par des élevages.

Au total, 43 millions d’hectares de forêts ont disparu entre 2004 et 2017 dans les 24 fronts de déforestation identifiés par le WWF.

La forêt amazonienne

La déforestation de la forêt amazonienne est inquiétante. En 2020-2021, on pouvait lire des articles alarmant du risque de « basculement« . En 2022 certains scientifiques pensent qu’on a atteint un point de non-retour :

les arbres jouent un rôle essentiel dans le cycle de l’eau ; la forêt amazonienne est une forêt équatoriale, bien humide. Mais sa destruction engendre une certaine sécheresse, déjà mesurable. Environ un cinquième de la forêt brésilienne est désormais détruite. Les scientifiques craignent que, de façon irréversible, cette forêt luxuriante se transforme progressivement en savane herbeuse. Les trois quarts de cette immense forêt aurait perdu sa résilience, sa capacité à revenir à l’état de forêt après une perturbation comme une sécheresse ou un incendie. Certaines conséquences sont évidentes : disparition des espèces endémiques, perte de l’habitat des populations qui y vivent. Quant au climat… à l’échelle locale il sera plus sec, et à l’échelle de la Terre…

Les incendies de cette forêt détruisent les arbres capables de capter du dioxyde de carbone, et libèrent le dioxyde de carbone stocké dans l’atmosphère. Cela ne peut que contribuer à l’augmentation de l’effet de serre, donc au réchauffement global de la planète. Cela ne peut que perturber davantage la forêt résiduelle et accélérer sa transformation en savane. Outre cet aspect « gaz à effet de serre – climat », lors des incendies la production d’aérosols peut perturber climat et couche d’ozone

Que faire ?

En France, comme partout dans le monde, on consomme des produits qui peuvent contribuer à la déforestation à l’autre bout du monde : c’est la « déforestation importée ». Nous pouvons donc agir grâce à nos choix de consommation.

Quand nous faisons nos courses alimentaires : les animaux des élevages industriels sont généralement nourris au soja. Les cultures de soja s’étendent, et empiètent sur les forêts naturelles d’Amérique du Sud. Consommer moins de viande, moins de produits laitiers, moins d’œufs est un moyen d’agir. On peut aussi choisir des produits locaux chez des éleveurs qui nourrissent leurs animaux autrement qu’avec du soja. Le chocolat ? il est fabriqué à base de cacao, bien souvent cultivé en Afrique de l’Ouest au détriment des forêts. Quant aux produits industriels, lisez les étiquettes : ils peuvent contenir de l’huile de palme. Les palmiers à huile sont le plus souvent plantés aux dépens des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *