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Agir dans notre vie numérique

Agir dans notre vie numérique


Le numérique, c’est le monde du web et d’internet. C’est l’emploi des ordinateurs, smartphones, objets connectés…

Souvent perçu comme positif car créateur d’emplois, de croissance et de nouveaux modèles économiques, il est aussi responsable de 2,5 % de l’empreinte carbone de la France et consommateur de ressources non renouvelables. En 2020, l’utilisation du numérique par chaque citoyen correspond à 2259 km parcourus en voiture. De la fabrication à la fin de vie de nos équipements, c’est comme si nous avions produit presque 300 kg de déchets. Pour leur production, c’est comme si nous déplacions chaque année 932 kg de matériaux. (source). Cherchons à comprendre pourquoi, et à définir des pistes pour limiter notre pollution.

Impact du numérique sur la planète

impacts du numérique
impacts du numérique

Pour fabriquer les ordinateurs, smartphones et appareils connectés, on utilise des dizaines de métaux en provenance du monde entier, l’extraction de ces minerais :

  • utilise des énergies fossiles, donc contribue au changement climatique
  • utilise beaucoup d’eau, donc participe localement à la sécheresse
  • génère d’importants rejets toxiques dans l’air, l’eau et les sols, donc contribue à la pollution et à l’érosion de la biodiversité
  • peut aussi contribuer à des drames humains.

Puis vient la phase de fabrication et assemblage des composants, ce qui consomme beaucoup d’énergie, l’impact dépendra alors du pays où les usines sont implantées.

Quand on utilise internet, les centres de données sont très gourmands en énergie électrique qui, selon le mode de production, peut être plus ou moins polluant, contribuer plus ou moins au changement climatique. L’Irlande est le pays d’Europe qui en regroupe le plus. En 2021, plus de 70 centres de données étaient déjà opérationnels, surtout autour de Dublin. Ils requièrent une puissance électrique de 900 mégawatts. Huit autres sont en construction, soit 250 mégawatts supplémentaires. Leur consommation électrique passera alors de 11 % à 27 % de la consommation électrique nationale d’ici 2028 La demande électrique risque alors d’être supérieure à l’électricité disponible lors des pics de consommation. Les Irlandais risquent donc de connaître des pannes de courant… (article de 2021 sur Reporterre)

De plus, les centres de données ont besoin d’eau pour leur refroidissement. Des millions de litres d’eau potable. Par exemple en 2021, un centre de stockage de données géant de Microsoft, situé au Nord des Pays-Bas, a consommé 84 millions de litres d’eau. La consommation augmente en période de canicule. Et si l’eau prélevée provient d’une région souffrant elle-même de la sécheresse… Là-aussi, le risque de demande supérieure à l’offre peut générer des tensions… (source 2022)

En fin de vie, peu de déchets électroniques sont recyclés, beaucoup terminent leur vie dans d’immense décharges à ciel ouvert, donc contribuent à la pollution.

Réduire notre pollution numérique

Nous pouvons agir pour diminuer notre pollution numérique.

Le choix des équipements

  • Sélectionner son matériel en fonction de ses besoins et non en fonction de l’attraction publicitaire. Par exemple a-t-on besoin d’un assistant virtuel pour aider à éteindre la lumière ? Oui si on a un handicap moteur lourd, mais sinon ?
  • Allonger la durée de vie des équipements connectés, on peut choisir du matériel reconditionné, garder plus de 2 ans son smartphone…

L’éco-conception des sites web

Un site internet ne peut pas être « écologique », mais on peut en limiter l’impact pour notre planète en réfléchissant dès le début du projet à une éco-conception.

Plus un service numérique est lourd, plus l’utilisateur aura besoin de renouveler son terminal pour un appareil plus puissant. Avec des pages « allégées », on réduit l’obsolescence des équipements utilisateurs, réseau, serveur, et on consomme moins d’énergie pour leur stockage.

UX IT : 2 symboles du web
  • Pour commencer, il faut choisir avec quel outil on va concevoir le site. Ici, j’ai choisi WordPress : le système actuellement le plus couramment utilisé pour créer des sites internet, open source, conçu pour être simple à utiliser et qui, selon les choix, peut être « sobre » ou s’alourdir d’éléments pas toujours utiles.
  • L’approche « mobile first » est intéressante : concevoir le site en pensant à l’écran d’un smartphone ayant une connexion médiocre
  • Le design d’un site web influe sur ses performances. Travailler sur la charte graphique (les couleurs, les polices de caractères) et sur les contenus (images) s’appelle « l’optimisation d’une page par l’UI » (UI : User Interface).
  • Limiter le nombre de clics que le visiteur devra faire pour accéder à l’information qu’il recherche simplifie le parcours : le site est plus attractif, accessible et « écolo ». Les informaticiens appellent cela « optimiser l’UX » (UX : User eXperience).
  • Les centres de données (« data center ») sont de véritables « gouffres énergétiques » : j’ai choisi un hébergeur français, situé dans le département voisin, qui affiche une démarche écologique et éthique (o2switch)

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