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pin de Noël

Les pins de Noël des dunes du Livradois-Forez


Des sapins ou des pins de Noël pour décorer nos communes : est-ce écologique ? Petite histoire pour montrer que ça peut être très positif…

Les pins de Noël d’un site Natura 2000 ouvert

Site Natura 2000 de la Plaine des Varennes dans le parc naturel régional du Livradois Forez. Les dunes des Girauds-Faures correspondent à une accumulation de sables où se développe une végétation semblable à celle des dunes du littoral atlantique. Le sol pauvre, filtrant, dans un climat de moyenne montagne permet la présence de pelouses avec des « herbes » particulières, les Corynéphores. Côté faune, le site abrite de petites guêpes qui enfouissent leurs proies dans le sable, et un oiseau qui s’en nourrit, le guêpier d’Europe, qui niche certaines années sur les parois verticales de sable et trouve sa nourriture sur place, fait aussi partie des richesses du site. Cette biodiversité nécessite que le milieu reste ouvert. Pour cela, on peut voir des troupeaux en écopâturage, mais ce n’est pas suffisant.

D’où l’idée de couper les pins qui commencent à transformer cet endroit particulier en forêt. Et valoriser ces pins en décorations de Noël pour les communes de l’agglomération de commune.

Et ailleurs…

Ailleurs, si on a envie d’avoir un sapin de Noël, les choix les plus fréquents sont :

  • le sapin naturel, le plus souvent cultivé en France. Mais il s’agit majoritairement de monocultures d’arbres utilisant des pesticides, engrais et régulateurs de croissance. Donc impact négatif a-minima sur la biodiversité et les sols. Il s’agit en fait rarement d’un sapin au sens botanique. L’épicéa est parfumé mais ses aiguilles piquantes tombent. Le Nordmann garde ses aiguilles mais ne sent pas et a plus de risques de provenir d’un pays du Nord de l’Europe. Dernière précision utile à connaître. Le Label rouge garantit un sapin français sélectionné selon des critères esthétiques et coupé tardivement. Le label horticole Plante bleue certifie un sapin français cultivé dans le respect de l’environnement.
  • Si l’arbre est floqué, c’est-à-dire recouvert de neige artificielle, on ne pourra pas le recycler ou replanter. Attention aussi aux arbres achetés longtemps en avance, on a pu les pulvériser de produits fixateurs pour ralentir la chute des aiguilles. Ce n’est pas visible comme le floquage, mais…
  • le sapin artificiel est fabriqué en matériaux issus du pétrole, le plus souvent en Asie. Une étude parue en 2009 montre que son empreinte carbone ne devient plus favorable que celle d’un sapin naturel qu’à condition de le garder au moins 20 an.

Que faire alors ?

  • Si on a un jardin, on peut choisir un épicéa, sapin, pin ou autre, en pot, dans l’intention de le replanter. Isolé ou, année après année, constituer une haie. Ou une petite forêt. Il sera alors judicieux de choisir des essences variées de conifères, qu’on pourra associer à des feuillus. Certaines entreprises louent des sapins en pot et les reprennent à la fin de la saison pour les planter.
  • Qu’on possède ou non un jardin, on peut aussi opter pour décorer une belle plante verte qui reste ensuite, à l’année, dans la pièce de vie.
  • Pour une décoration éphémère, on peut également opter pour des branches d’arbres ou arbustes à feuilles caduques. Prélevées par exemple à l’occasion d’une taille. Certains, comme les cornouillers, peuvent avoir des écorces très décoratives.
  • Enfin, le web fourmille d’idées créatives de « sapins alternatifs ».

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